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mardi 23 novembre 2010

Hier soir avec Hervé Morin, pour un Centre-droit loyal mais indépendant !

Les débats sont initiés par Yves Pozzo di Borgo Sénateur de Paris, président du groupe Centre et indépendants au conseil de Paris, et président de la fédération NC de Paris. 

Une salle comble et attentive ... 

 
des élus de terrains présents en grand nombre...

écouter hervé Morin présenter les orientation nouvelles des Centres...

lundi 27 septembre 2010

pollution par les mots

Etats généraux de la conversion écologique et sociale en Ile-de-France : Le groupe Nouveau Centre déplore une « pollution par les mots »

Jean-Paul HUCHON, Président de la région Ile-de-France, proposera la semaine prochaine de lancer des « Etats généraux de la conversion écologique et sociale ».


Déclaration purement politicienne, s’opposant de manière caricaturale aux mesures gouvernementales en faveur de l’écologie, l’annonce de ces Etats généraux constitue un aveu implicite du vide du bilan des Verts et des Socialistes au pouvoir depuis plus de 12 ans en Ile-de-France.

Le groupe Nouveau Centre déplore ce nouvel effet d’annonce, qui ressemble à « une conversion tardive », très éloignée de mesures concrètes que nous réclamons, comme la mise en place d’une stratégie pour une croissance durable en Ile-de-France, le renforcement des formations en environnement et la production d’énergies renouvelables, secteur clé dans lequel les Régions PACA, Rhône-Alpes et même Charente ont pris une longueur d’avance. Le dispositif présenté par Jean-Paul HUCHON « produit beaucoup de mots, énonce beaucoup de concepts mais n’amène aucune action » regrette le président du groupe centriste, Laurent LAFON.

Défenseur d’une Ile-de-France « durable », le Nouveau Centre ne s’oppose pas « par principe» aux Etats généraux, mais exige un calendrier, ainsi que des politiques concrètes et immédiatement mesurables pour les Franciliens.

« Sur la forme comme sur le fond, quelle peut être l’efficacité d’un dispositif de réflexion censé durer deux ans minimum, sans calendrier précis, sans budget identifié, et sans lien clair avec la démarche Agenda 21 déjà engagée par la région ? » s’interrogent les élus centristes.

« Mais il y a pire, souligne Laurent LAFON. « Si parler d’environnement ne peut pas faire de mal, réduire l’aide à la protection de l’environnement est objectivement dommageable. C’est pourtant ce qui se passe ». Les élus centristes pointent ainsi « le contraste saisissant entre l’accumulation de mots et la raréfaction des euros : le budget régional consacré à la réalisation des Agendas 21 locaux est passé de près de 900 000 euros en 2007 à moins de 600 000 euros en 2010 ».

« Avec un tel écart entre les discours et les actes, nous ne pouvons que douter du résultat de cette énième consultation, qui résulte plus d’un compromis difficile à trouver au sein de la majorité PS-Verts de la région Ile-de-France que d’une union sacrée pour l’éco-région » regrette le groupe Nouveau Centre. « On ne peut d’ailleurs que s’étonner que, pour la première fois, cela soit Jean-Paul HUCHON qui présente ce rapport, et non les élus Verts censés travailler à ce dossier ».

mercredi 9 juin 2010

Oui au vélo comme philosophie, non au vélo comme idéologie

Edith CUIGNACHE-GALLOIS, conseillère de Paris et conseillère régionale (Nouveau Centre), était l’oratrice principale du groupe Centre et Indépendants lors du débat sur le plan vélo le mardi 8 juin 2010.
Favorable à ce plan et au « réflexe vélo » proposé par le Maire de Paris, Edith CUIGNACHE-GALLOIS s’est néanmoins opposée à la stratégie des Verts qui « souhaitent faire du vélo le principal moyen de déplacement individuel à Paris ». Pour l’élu centriste du 13e arrondissement, « le vélo peut-être une philosophie, mais nous refusons qu’il soit une idéologie ».
Concernant la circulation des vélos en sens inverses des véhicules motorisés, le groupe Centre et Indépendants a rappelé que ce n’est possible en toute sécurité que dans les « zones 30 » où la limitation de vitesse est effectivement respectée. « Ces zones doivent rester limitées, poursuit Edith CUIGNACHE-GALLOIS, Paris ne doit en aucun cas devenir une vaste « zone 30 » comme le souhaite une partie de la majorité municipale. »

Les élus centristes de la capitale tiennent enfin à souligner que « le vélo reste un moyen de déplacement réservé aux privilégiés, aux parisiens aisés et en bonne santé, et qu’une politique du « tout vélo » handicaperait les familles, les artisans et les personnes fragiles à Paris ».
« Nous aimons le vélo, mais Paris ne doit pas devenir « boboland » », conclut Edith CUIGNACHE-GALLOIS.

samedi 10 avril 2010

Les Verts autoritaires

Les Verts passent pour les dignes héritiers du vent libertaire qui souffla en 68 sur une France assoupie et conservatrice.
Loin s'en faut. Cette réputation qui leur permet souvent de témoigner d'une autosatisfaction non méritée leur donne surtout une sorte de blanc seing pour dire et faire n’importe quoi sous couvert d’écologisme….mais écologisme ne rime plus avec angélisme. Plus souvent qu'on ne croit, les Verts sont sujets des éruptions d'étatisme, il sont pour tout dire les promoteurs impénitents d'un socialisme sans limite : ils réclament toujours plus de contrôle, toujours plus de sanctions, toujours plus d'impôts...
Contre les automobilistes tout d'abord. Ils en appellent à toujours plus d'agents de police (vous savez ceux qu'ils appellaient "SS"...), afin qu'ils procèdent à toujours plus de contrôle, et infligent à la population toujours plus de sanctions, en particulier financières, par la levée d'impôts qui ne disent pas leur nom...
Je me suis opposée à eux sur ce terrain au dernier Conseil de Paris de début Avril.
En revanche on ne les entend guère sur l'épineux problème de la circulation de milliers de camions en Ile-de-France, source de pollution atmosphérique et très accidentogène, y compris lors de grands départs comme le week-end de Pâques.
Il s'agit pourtant là d’un des vrais problèmes touchant à l'environnement, à la qualité de la vie, et à la sécurité….
Réclamer plus de pv , plus de contrôle a Paris, pour faire du chiffre et dégoûter les parisiens d’avoir une voiture c’est facile, mais c’est franchement pas courageux… ceux la même qui manifestaient contre l’ordre, contre les institutions qui ont fait souffler un air de rébellion demandent aujourd’hui plus de contrôle et plus police … On est loin des CRS // SS !
Un ménage parisien sur deux n’a pas de voiture à Paris…. Ils ne prennent donc pas de risque politique majeur en cherchant a l’éliminer complètement… Le risque encouru, est de faire de Paris une ville où il ne sera plus possible de travailler… une ville musée, une ville morte…
E. C. Gallois

jeudi 22 octobre 2009

[Question d'actualité - Conseil de Paris - 20 octobre 2009] Les AMAP

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, vendredi matin, les jeunes agriculteurs d’Ile-de-France bloquaient symboliquement les Champs-Élysées. Il n'y a pas, à ma connaissance, d'agriculteurs à Paris mais il y en a un nombre important dans les autres départements d'Ile-de-France. Notre Région compte encore plus de 6.500 exploitations agricoles dont 190 dans les départements de la petite couronne.
190 exploitations, donc, périurbaines. C'est ce que d'ailleurs Jean-Paul HUCHON appelait récemment, avec un certain mépris, les "champs de patates".
Ces agriculteurs franciliens, comme leurs collègues des autres régions, souffrent de la faiblesse des prix de vente de leur production. Paris constitue pourtant pour eux un vivier naturel de consommateurs.
Ne faut-il pas, face à une telle crise, encourager la solidarité francilienne ?
Nous débattrons tout à l'heure du Plan Départements Région. Les discussions sur le Grand Paris sont amorcées. Alors, peut-être devrions-nous nous attarder quelques minutes sur la campagne qui nous entoure, à quelques dizaines de kilomètres d'ici, et sur la part de la population agricole qui y vit encore.
Je m'explique : la plupart d'entre nous doivent connaître le système des A.M.A.P., Association pour le maintien d'une agriculture paysanne.
Elles mettent en relation directe maraîchers et arboriculteur avec de petits groupes de consommateurs achetant chaque semaine un panier de fruits et de légumes. A Paris, il en existe une bonne trentaine. C'est une bonne chose, et certaines de ces A.M.A.P. sont déjà aidées d'une façon ou d'une autre par la Ville.
Nous nous en félicitons. C'est très bien et nous voudrions vous encourager dans cette voie.
Aussi, je vais vous poser la question suivante : peut-on avoir un bilan de ces aides ? Paris ne pourrait-il pas devenir un département pilote en la matière ? D'autre part, peut-on imaginer d'autres moyens de favoriser les rapports directs des agriculteurs viviers d'Ile-de-France et des consommateurs parisiens potentiels ? Parce que ces filières courtes limitent la pollution liée au transport et évitent la multiplication des intermédiaires qui augmentent régulièrement leurs marges aux dépens des agriculteurs et des consommateurs.
Une telle démarche s'inscrirait donc dans une volonté d'amélioration écologique du cadre de vie des Parisiens. Faciliter l'accès du plus grand nombre à des produits agricoles de qualité, de préférence biologiques, est à mon avis un enjeu important pour notre ville, pour la Région et pour le Grand Paris. Nous avons là, me semble-t-il, un rôle de proximité à jouer.
Voilà, Monsieur le Maire, nous n'avons évidemment pas l'habitude de débattre des questions agricoles dans cette enceinte mais l’actualité peut sans doute nous pousser à explorer des pistes d'actions existantes dans ce domaine, au nom de la solidarité régionale et nationale avec, en arrière-plan, la question de la souveraineté alimentaire qui sera l'un des grands enjeux du XXIe siècle.