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mardi 15 février 2011

Edith Cuignache-Gallois à propos de l'association Macaq

Edith Cuignache-Gallois, conseillère de Paris (Nouveau Centre) et conseillère régionale, s'inquiète de l'arrivée programmée de l'association Macaq (Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier) à la tête du centre de loisirs Masséna «C'est une association très politisée, dont le directeur est un élu socialiste. Elle est très largement subventionnée par la ville, puisqu'elle touche le plus d'argent, avec 30 000 € de subvention annuelle, s'inquiète l'élue. De plus, la presse vient de révéler des pratiques illégales dans le local qu'ils occupent dans le IIe arrondissement. Fallait-il vraiment retenir leur candidature pour le centre Masséna ? » L'élue du Nouveau Centre va s'adresser au maire du XIIIe arrondissement pour lui faire part de ses préoccupations vis-à-vis de ce dossier.

Intervention au Conseil de Paris sur les voies sur berges.

Conseil de Paris

Séance des 7 et 8 février 2011

Intervention d’EDITH CUIGNACHE-GALLOIS


    Monsieur le Maire,

71% des parisiens seraient favorables à un réaménagement des voies sur berges. C’est le résultat du sondage que vous avez commandé.

Pour tout vous dire, nous aussi , au groupe Centre et Indépendant en aurions nous  fait partie…si nous n’étions pas bien informés des modalités de votre projet et  surtout de ses conséquences. Car c’est vrai, à priori, l’idée de réaménagement de la Seine, qui pourrait être contre ?

Seulement, dans ce même sondage, on note précisément que 57% ont justement le sentiment d’être mal informés. C'est-à-dire que le panel des 1401 personnes qui ont été interrogées par téléphone s’est prononcé sur un projet qu’il ne connaît pas.

Bien sur qu’on ne peut qu’être pour plus de bonheur,plus de plaisir, plus de beauté, moins de bagnoles, plus de petits canards, plus de poissons rouges, moins de pluie, moins de froid, plus de soleil, plus de promenades, moins de stress, plus de rêve, moins de crise, moins d’emmerdes….

Mais ,le Maire d’une ville monde est il la pour offrir plus de rêve ? Ou plus de réalisme ?

Une ville se dessine t- elle avec des crayons de couleurs ? Ou avec pragmatisme ?

Le rôle d’un Politique est il de faire rêver ?
Ou d’accompagner ses concitoyens dans leur vie au quotidien ? et de préparer l’avenir de la cité ?

G12 : une réunion passionnante sur la laïcité

Le 31 janvier, j'organisais dans le cadre du G12, une réunion sur la laïcité animée par Jean-Marie Cavada, avec Gérard Leclerc, écrivain et journaliste, Jean-Pierre Allali et Nedjma Boutlelis.







samedi 29 janvier 2011

31 janvier 2011 - Réunion sur la Laïcité

 Chère Madame, cher Monsieur, chers amis,

Permettez moi tout d’abord de vous présenter ou vous réitérer  des vœux de bonne et heureuse année.

Le G12 a pour vocation de créer une synergie entre les 12 arrondissements parisiens tenus par la majorité municipale socialiste. Cette synergie commence évidemment  par une convivialité entre nous, une aide logistique, une communication  mais aussi par une réflexion sur des questions qui sont particulièrement sensibles dans nos arrondissements.

Aussi Jean Marie CAVADA et moi-même, vous proposons une prochaine réunion sur un thème d’extrême actualité : la laïcité.

 La laïcité pour une société apaisée 

Lundi 31 janvier 
à l’hôtel de Ville
à partir de 18H30

En présence et avec la participation de :
Gérard LECLERC, écrivain et journaliste 
De Jean Pierre ALLALI, 
et de Nedjma BOUTLELIS

Nous vous attendons nombreux pour cette première réunion de l’année.

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver à cette occasion, je vous prie de croire, chère Madame, cher monsieur, chers amis, en l’assurance de mes sentiments dévoués et les meilleurs.


Edith CUIGNACHE-GALLOIS
Conseiller de Paris du 13°
Conseiller régional

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Attention : les mesures de sécurité d’entrée à l’Hôtel de Ville ont été renforcées.
Le nombre de places étant limité, merci de bien vouloir répondre le plus rapidement possible  par mail à : chantal.barbier@paris.fr
ou par tél au : 01 42 76 48 71 ou par fax : 01 42 76 50 14
Salle au tableau  Entrée par le 5 rue lobau 75004 Paris.
Se munir d’un justificatif avec photo.

mardi 23 novembre 2010

Hier soir avec Hervé Morin, pour un Centre-droit loyal mais indépendant !

Les débats sont initiés par Yves Pozzo di Borgo Sénateur de Paris, président du groupe Centre et indépendants au conseil de Paris, et président de la fédération NC de Paris. 

Une salle comble et attentive ... 

 
des élus de terrains présents en grand nombre...

écouter hervé Morin présenter les orientation nouvelles des Centres...

vendredi 18 juin 2010

Dépêche AFP reprise suite à notre communiqué

Le groupe NC du conseil régional d'IdF va interpeller jeudi le président PS du conseil régional Jean-Paul Huchon à propos du projet de la mairie de Paris de suppression d'une partie des voies sur berges dans Paris (2 km), en rappelant que "Paris appartient aussi aux Franciliens".

Edith Cuignache-Gallois, conseillère régionale et conseillère de Paris, souligne que "les voies sur berges constituent un axe structurant pour l'ensemble de la Région IdF, et singulièrement pour la zone métropolitaine".

"Beaucoup craignent que cette fermeture entraîne la quasi-paralysie de la circulation pour des milliers d'automobilistes franciliens qui empruntent ces voies sur berges chaque jour", indique le groupe Nouveau Centre dans un communiqué.

Le projet doit être présenté par la mairie de Paris lors de la prochaine séance plénière du Conseil de Paris, du 5 au 7 juillet.

Le Nouveau Centre rappelle que "les quais rive droite et les quais rive gauche n'ont pas pour fonction principale de circuler dans Paris mais, avant tout, de relier l'Est et l'Ouest de la métropole parisienne".

Selon lui, "il est à craindre que la fermeture des voies sur berges impacte non seulement le centre de Paris mais aussi et surtout les communes limitrophes de la capitale, qui n'ont pas été consultées".

Mme Cuignache-Gallois dit que "cette non-consultation devrait poser question à tous ceux qui sont attachés à la concertation et à la coopération intercommunale, singulièrement niée dans ce projet".

"Qui a demandé l'avis des Franciliens? Qui a demandé l'avis des élus de Paris Métropole ? Des élus de la Région ? Personne", répond le Nouveau Centre.

jeudi 17 juin 2010

[Conseil régional - 17 et 18 juin 2010] Question d’actualité : les voies sur berges

Le grand projet de cette mandature de Bertrand Delanoë est la suppression des voies sur berges. Ce dossier sera examiné à la prochaine séance plénière du Conseil de Paris, les 5 et 6 juillet.

Les voies sur berges constituent un axe structurant pour l’ensemble de notre région, et singulièrement pour la zone métropolitaine. Beaucoup craignent que cette fermeture entraine la quasi-paralysie de la circulation pour des milliers d’automobilistes franciliens qui empruntent ces voies sur berge chaque jour.

Au-delà de ces craintes, nous souhaitons attirer votre attention sur un fait étrangement passé sous silence : les quais rive droite - sans feu de circulation - et les quais rive gauche permettent de desservir non seulement de circuler dans Paris mais, avant tout, de relier l’Est et l’Ouest de la métropole parisienne.

Pour cette raison, il est à craindre que la fermeture des voies sur berges impacte non seulement le centre de Paris mais aussi et surtout les communes limitrophes de la capitale, qui n’ont pas été consultées sur ce projet. Cette non-consultation devrait poser question à tous ceux qui sont attachés, comme nous le sommes, à la concertation, au débat avec les principaux intéressés, et à la coopération intercommunale singulièrement niée dans ce projet.

mercredi 16 juin 2010

La Région et les paradis fiscaux : une prière non exhaussée

Laurent LAFON, président du groupe Nouveau Centre au Conseil régional d'Ile-de-France et maire de Vincennes, qualifie l'initiative de la majorité régionale sur "les règles de transparence au regard des paradis fiscaux" qui sont soumises au vote lors du conseil régional des 17 et 18 juin prochains de "gentilles prières adressées aux seigneurs de la finance internationale qui n'auront aucun effet sur la
vie quotidienne des Franciliens". "

Ce qui est proposé par la Région est purement déclaratif : le Conseil régional n'a ni la compétence ni les moyens d'agir pour rendre "éthiques" les activités des établissements bancaires" rappelle Laurent LAFON qui est par ailleurs professeur en finances publiques au CNAM. "D'ailleurs, l'article 1.3 du rapport soumis au vote l'indique : "à partir du moment où la législation nationale ou communautaire aura évolué (sur ce point), la Région refusera de prendre en considération les offres de services proposées par des organismes bancaires figurant sur la liste prévue à
l'article 238-0A du code général des impôts".

"En résumé, la Région déclare qu'elle n'a pas le droit d'agir mais qu'elle le fera un jour" décrypte le responsable centriste qui critique cet affichage politique
très éloigné de la vie quotidienne des Franciliens. "Parmi les toutes premières mesures de la mandature, à l'heure d'une crise sociale sans précédent, d'un effondrement de notre compétitivité, de la désagrégation de nos banlieues les plus difficiles, le Conseil régional est saisi d'une délibération sans portée et sans objet" regrette Laurent LAFON qui invite ses collègues à demander audience à
Dominique STRAUSS-KHAN pour que, lui, change les règles de la finance internationale, plutôt que de se rêver en mini-FMI".

mercredi 9 juin 2010

Oui au vélo comme philosophie, non au vélo comme idéologie

Edith CUIGNACHE-GALLOIS, conseillère de Paris et conseillère régionale (Nouveau Centre), était l’oratrice principale du groupe Centre et Indépendants lors du débat sur le plan vélo le mardi 8 juin 2010.
Favorable à ce plan et au « réflexe vélo » proposé par le Maire de Paris, Edith CUIGNACHE-GALLOIS s’est néanmoins opposée à la stratégie des Verts qui « souhaitent faire du vélo le principal moyen de déplacement individuel à Paris ». Pour l’élu centriste du 13e arrondissement, « le vélo peut-être une philosophie, mais nous refusons qu’il soit une idéologie ».
Concernant la circulation des vélos en sens inverses des véhicules motorisés, le groupe Centre et Indépendants a rappelé que ce n’est possible en toute sécurité que dans les « zones 30 » où la limitation de vitesse est effectivement respectée. « Ces zones doivent rester limitées, poursuit Edith CUIGNACHE-GALLOIS, Paris ne doit en aucun cas devenir une vaste « zone 30 » comme le souhaite une partie de la majorité municipale. »

Les élus centristes de la capitale tiennent enfin à souligner que « le vélo reste un moyen de déplacement réservé aux privilégiés, aux parisiens aisés et en bonne santé, et qu’une politique du « tout vélo » handicaperait les familles, les artisans et les personnes fragiles à Paris ».
« Nous aimons le vélo, mais Paris ne doit pas devenir « boboland » », conclut Edith CUIGNACHE-GALLOIS.

vendredi 12 février 2010

[Conseil de Paris] Question d'actualité de Christian Saint-Etienne: Autolib'

Monsieur le maire,

La fin de l’appel d’offre pour Autolib' est prévue pour la fin du mois de février.
Permettez moi de faire un bref panorama de ce projet, je suis sur qu’il sera très éclairant pour nos collègues.
Juste quelques chiffres, parce que cela est nécessaire pour bien en prendre la mesure :

-35 M €, c’est ce que la ville va engager, au minimum (on connaît les dépassements dans ce genre de projet).
-2 000 Autolib' dans Paris intra muros : c'est-à-dire 700 stations qui vont supprimer au bas mot plus de 2000 places de stationnement.
-Le prix unitaire d’un véhicule ? 30 000 €
-Le coût pour l’usager : un abonnement de 15 à 20 € par mois auquel s’ajoute 5 € la demie heure d’utilisation.
Le décor est planté !

Quand on lance un projet aussi coûteux, le bon sens c’est de l’examiner à l’aune de l’expérience. Vélib', par exemple. Et là qu’observe-t-on ?
La totalité du parc de vélib' a dû être renouvelée pour vol ou vandalisme (à 450 € le vélib, cela a représenté un surcoût de 8,5 M €). Je vous laisse imaginer les conséquences financières faramineuses appliquées à Autolib' !

Quant aux problèmes de sécurité, là aussi ils semblent avoir été sous-évalués.
Le vandalisme bien sûr, on l’a vu, le risque est bien réel. Mais avant tout, les dangers sur la sécurité routière (la conduite sans permis, la conduite en état d’ébriété). Le risque c’est de voir ces autolib's se transformer en auto-tamponneuses en libre-service !
Alors, vous allez me dire que le cahier des charges les prévoit et que ce sera aux opérateurs de faire en sorte de s’y conformer. Mais véritablement qui pourraient respecter de telles exigences ?
En réclamant une caution à la hauteur des risques ? Elle serait d’un prix extravagant ! Demander au médiateur de la ville toutes les réclamations pour non restitution de caution qu’il a reçu rien qu’avec vélib' (elles ont doublé en un an) ! Non ce n’est pas une solution.
En mettant un agent de contrôle en continu à chacune des 700 stations ? Là encore c’est impossible !
En réalité, c’est le système autolib lui-même qui n’est pas viable : financièrement d’abord, en raison des contraintes qu’il impose –ou alors la mairie devra mettre à nouveau la main à la poche. Sur le plan de la sécurité ensuite. Mais surtout dans son utilité. Car, c’est un projet bien trop segmentant et discriminant : il exclut d’emblée les personnes sans permis, les personnes qui ne sont pas en état de conduire, les personnes à mobilité réduite…C’est le contraire d’un objectif social.
Ce que les parisiens attendent c’est un véritable service pour se déplacer dans la capitale. Et ce service qui bénéficierait à tout le monde, ce sont les taxis, qui ont une mission de transport public, qui pourraient le fournir.
Voilà où aurait dû se porter votre réflexion : sur la situation et l’enjeu des taxis à Paris. Au lieu de cela, vous semblez gagné par la tentation d’un coup électoral, quitte à ce que les parisiens en payent les frais ensuite.
On peut toujours accepter de se tromper tant qu’il n’y a pas tromperie.
Alors, ma question, Monsieur le Maire, est celle-ci : peut-on encore se regarder en face dans les reflets d’un miroir aux alouettes ?

jeudi 14 janvier 2010

Le NC se mobilise contre l'exploitation des sans-papiers

Grâce à la mobilisation de la section Nouveau Centre du XVIII° arrondissement de Paris, l'exploitation éhontée de travailleurs sans-papiers a été mise en lumière. Le Parisien de ce matin narre les mauvais traitements dont a fait l'objet un Mauricien en situation irrégulière : ses exploiteurs, en plus d'abuser de sa situation pour ne pas rémunérer ses douze heures de travail quotidien, pour le punir d'entreprendre des démarches en vue de sa régularisation, l'enfermaient dans une chambre froide ! Hospitalisé d'urgence, il ne peut pas agir en justice, malgré l'abondance des témoins, de crainte de se voir arrêté par les policiers à qui il viendrait confier sa plainte !
(Cliquez ici pour lire l'article)
La section Nouveau Centre du XVIII° arrondissement de Paris, menée par son dynamique capitaine, David-Pierre BLOCH, assure une permanence politique et sociale cinq jours sur sept. C'est dans le cadre de cette activité débordante qu'il avait fait venir dans son arrondissement le président de sa formation politique, Hervé MORIN, pour une table ronde sur un autre sujet d'urgence sociale, le logement insalubre. Il est l'auteur d'un article éclairant sur les difficultés du logement à Paris dans la dernière livraison de la lettre d'information du G12, le groupement Nouveau Centre des douze arrondissements de l'opposition municipale mené par Edith CUIGNACHE-GALLOIS. Familier de ces dossiers difficiles dont le Nouveau Centre a fait ses chevaux de bataille, David-Pierre BLOCH veut contribuer à faire du Nouveau Centre l'avant-garde de la reconquête de Paris, en particulier dans les arrondissements populaire du Nord-Est. Le Nouveau Centre, sous l'impulsion de son président Hervé Morin, se positionne délibérément comme l'aile sociale de la majorité et fait entendre sa différence : tout le monde a en mémoire les réponses qui avait été élaborées par la nouvelle UDF sur la question du surendettement des ménage.

mardi 24 novembre 2009

Intervention au conseil de Paris des 23 et 24 novembre 2009: la vidéo-surveillance

Si le débat sur la vidéo-surveillance est passionné, c’est qu’il touche en même temps une angoisse sociétale et une passion démocratique. L’angoisse sociétale, c’est bien sûr le sentiment d’insécurité, en grande partie justifié, quelques fois fantasmé, mais dont il serait présomptueux de dire qu’il est possible de l’extirper de la société française, au sein de laquelle il progresse depuis trente ans. La passion démocratique, c’est, bien sur celle de la liberté
Il nous est donc demandé de répondre d’une certaine façon à la première de ces exigences, celle de la sécurité…
La sécurité est un droit que doit offrir une démocratie. La liberté, n’en étant finalement qu’une conséquence puisque cette liberté de circuler n’existe pas sans sécurité, en particulier a l’endroit des plus démunis , qui sont les plus exposés, il s’agit donc , comme vous l’avez évoqué M le Maire d’une question aussi de justice sociale..
Alors, comment ne pas répondre positivement à ce souci de sécurité pour tous ?
Encore qu’il s’agisse quelques fois d’avantage de remédier à un sentiment d’insécurité qu’a l’insécurité elle-même.
Il s’agit dans les faits plus souvent de pouvoir reconnaître, et trouver les délinquants que d’éviter les délits. Ce fut le cas après les attentas de Madrid en 2004 et de Londres en 2005.
Ce qui n’est pas négligeable et peut efficacement nous protéger de la menace terroriste, la pire qui soit.
Pour autant, une partie de la majorité municipale entend ne rien céder sur ce qu’elle considère comme essentiel : la défense des libertés. Ceux qui n’y verraient que pure démagogie se trompent. Certaines des inquiétudes exprimées par les groupes Vert et Communiste sont recevables : mise entre de mauvaises mains, un système de vidéo protection pourrait devenir un instrument d’oppression. Mais prétendre qu’un tel danger existe aujourd’hui n’est aucunement sérieux. Dans notre vieux pays, fort de siècles d’Etat de droit, d’une longue tradition du respect de la personne humaine et dans une Europe pacifiée, la dictature n’est heureusement pas pour demain. Pour autant des opérations de cette nature nécessitent une vigilance de tous les instants.

La première garantie que nous devons exiger, c’est le respect de la réglementation européenne en la matière. Notre collègue Jean-Marie CAVADA s’est beaucoup investi dans son élaboration lorsqu’il était président de la commission des libertés au sein du parlement européen. S’il n’y pas encore de directive sur la vidéo-protection, il existe par exemple une directive de 1995, qui constitue le texte de référence, au niveau européen en matière de conservation des données. Cette législation fixe une durée maximum de conservation des données, compatible avec le délai fixé par cette délibération, qui est d’un mois. De même la législation européenne impose la possibilité d’un recours juridictionnel, qui existe en France. La charte des droits fondamentaux entrée en vigueur avec le Traité de Lisbonne renforce le poids de ces exigences en liant droit à la liberté et à la sécurité, respect de la vie privée et familiale et la protection des données à caractère des données à caractère personnel. ,,,

Quant au Comité d’éthique dont la création est prévue par la convention qui nous est soumise aujourd’hui, il ne doit pas seulement être une instance se prononçant a posteriori mais il doit pouvoir intervenir en amont et constater d’éventuels dysfonctionnements du système. Les personnels assermentés pour user des enregistrements doivent pouvoir être contrôlés et toute copie des enregistrements rendus techniquement impossible pour éviter des dérapages et des atteintes à la vie privée. Rappelez-vous : certaines vidéo provenant de caméras de la RATP se sont retrouvées sur le net. Nous ne pouvons prendre ce risque. Quelles garanties peuvent donc nous être apportées dans ce domaine ?

Le Nouveau Centre est un parti avant tout soucieux de la défense des libertés humaines, individuelles et collectives. Nous ne sommes donc pas des inconditionnels de la vidéo protection. Je sais qu’à Issy-les-Moulineaux, André SANTINI y est plutôt réticent privilégiant depuis deux décennies la prévention de terrain et l’action des animateurs de quartiers. Toujours dans les Hauts-de-Seine, le maire UMP Alain-Bernard BOULANGER obtient d’excellents résultats avec le même type d’action.
La vidéo surveillance ne doit pas se substituer à la présence humaine mais la compléter…
Je conclurai, en disant comme Jacques Attali, que si c’est par la transparence qu’implique la démocratie que surgit la conscience des injustices et la possibilité de s’y opposer, cette transparence peut aussi être un premier pas vers un totalitarisme des comportements qui imposera se comporter comme les autres, alors l’équilibre entre liberté et sécurité est une absolue nécessité nous en sommes conscients, mais nous sommes confiants, et voterons cette délibération ce qui nous ne empêchera pas de rester vigilants.