mercredi 21 mars 2012
Question d'actualité au Conseil de Paris : votre élue prend la parole
L'incendie du parking Vendôme a particulièrement marqué les Parisiens, et les réactions concernant les conditions de sécurité dans les parkings souterrains ont été nombreuses. Ce n'est pas tant la question de la sécurité des parkings que je voudrais évoquer, même si elle mérite toute notre vigilance, mais plus particulièrement et plus généralement celle de la politique municipale en matière d'offre de stationnement, ce qui est très complémentaire de la question précédente.
Une étude du 17 janvier 2012 de l'association "C.L.C.V." montre que l'heure de parking à Paris revient en moyenne à 3,11 euros, contre 1,71 dans le reste de la France. C'est donc presque le double.
Paris détient d'ailleurs deux autres records de France : plus de 15 euros pour 4 heures dans certains parkings, et jusqu'à 38 euros pour 24 heures !
On atteint là, vous en conviendrez, des prix prohibitifs. Or, la tarification est fixée par les collectivités : c'est donc vous, et les opérateurs qui confient l'exploitation de leur parking à un concessionnaire.
Ainsi, quand un Parisien ou un Francilien paye 1 euro au parking de la Madeleine par exemple, 73 centimes reviennent directement à la Mairie de Paris. Ces tarifs prohibitifs, c'est donc la Municipalité qui en profite. Alors, c'est une manne importante pour les finances de la Ville de Paris, certes. Mais les Parisiens en ont assez de subir les hausses d'impôts, de taxes, et autres augmentations de tarifs du fait de la Municipalité.
Depuis le début de cette mandature, on accumule : hausse des impôts locaux, hausse de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, hausse des tarifs pour les classes moyennes dans les cantines scolaires et les conservatoires, hausse des tarifs de stationnement en surface, à quoi s'ajoute le prix de l'immobilier qui a explosé depuis 10 ans.
Il faut bien le comprendre, les classes moyennes ont de plus en plus de difficultés à supporter toutes ces hausses du coût de la vie dans la Capitale. Ils le ressentent au quotidien, et quand ils mettent leur voiture au parking en particulier.
Il serait pourtant, Monsieur le Maire, plus judicieux de les inciter à l’y laisser tout en ne leur interdisant pas d’en posséder une. Votre politique démontre que vous ne voulez pas leur laisser cette liberté et que vous leur interdisez ni plus ni moins de sortir de Paris en voiture.
Quand on a supprimé 50 places de stationnement et qu'on va créer seulement deux parkings souterrains d'ici la fin de la mandature, quand on a modifié les règles du P.L.U., revenant à ne créer qu'une demi-place de parking souterrain par logement construit, quand les tarifs sont si élevés, on assume une politique prohibitive et liberticide, parce que, comme toujours, seuls les plus riches pourront s'en sortir.
Ma question est donc la suivante : outre le fait qu'il y a un manque total de transparence sur l'utilisation des recettes considérables que la Municipalité engrange grâce aux parkings et qu'il serait normal que les Parisiens sachent comment est utilisée cette manne financière, la question est tout de même de savoir quand vous cesserez cette vaste hypocrisie de profiter largement de l'argent qu'ils vous rapportent, tout en interdisant au Parisien moyen de stationner et en étranglant les Parisiens.
Pourrions-nous avoir quelques éclaircissements sur cette situation intolérable et quelque peu ubuesque ?
Je vous remercie.
jeudi 17 novembre 2011
Conseil de Paris des 14 et 15 novembre: Axe ferroviaire Paris-Seine
J'ai reçu les louanges du Maire de Paris lors de mon intervention concernant la mise en place de l'axe ferroviaire Paris-Seine, que le Président de la République avait appelé de ses voeux le 10 octobre dernier. Conseil de Paris des 14 et 15 novembre
Vers une remise à flot de Voguéo, système de navettes sur la Seine
PARIS - Paris va remettre à flot Voguéo, ce système de transports en commun sur la Seine dont l'expérimentation avait été un échec, avec le projet de créer 30 escales réparties sur un itinéraire allongé, du Val-de-Marne aux Hauts-de-Seine en passant par les berges parisiennes.
Le Conseil de Paris a donné son feu vert lundi à un projet ambitieux: remettre sur l'eau ces fameuses navettes fluviales lancées à titre expérimental en juin 2008 entre Paris et Maisons-Alfort (Val-de-Marne), mais qui n'avait pas marché car les bateaux ne voguaient pas plus loin que la gare d'Austerlitz et transportaient en moyenne seulement 7 voyageurs pour 76 places.
Ce projet comprend 31 escales dont une quinzaine dans Paris et s'étend à 13 communes, a souligné lundi Annick Lepetit, adjointe PS chargée des transports.
Le vote du Conseil de Paris a ainsi relancé le projet qui commencera par une phase de concertation menée par le Stif (syndicat des transports d'IDF) en janvier et février 2012, avant de rédiger un cahier des charges et lancer la délégation de service public (DSP). Un délégataire sera désigné à l'été 2012 pour une mise en service de Voguéo pas avant fin 2013 a ajouté Mme Lepetit.
Au nom de l'UMP, Laurence Douvin a relevé que le financement du projet estimé à 25 millions d'euros n'est assuré par le Stif qu'à hauteur de 10 MEUR ce qui démontre de la part du Stif une certaine réserve, a-t-elle critiqué, rappelant que la fréquence des navettes va au mieux de 15 minutes en semaine à 30 minutes le week-end, avec une vitesse maximale limitée sur la Seine à 18km/h.
Elle a demandé que soit étudiée la possibilité d'utiliser des bateaux électriques avec un système de recharge sur les quais de Seine comme c'est le cas sur la chaussée pour Autolib'.
La maire du VIIe, Rachida Dati, a elle jugé le projet hasardeux: Il ne palliera pas la fermeture des voies sur berge à la circulation automobile, a affirmé l'élue dont l'arrondissement sera touché par la fermeture aux voitures des voies sur berges sur une longueur de 2,5kms. Une autre élue, Edith Cuignache-Gallois (NC), a proposé la création de VoguéoFret pour développer le transport de marchandises sur la Seine , ce qui permettrait de réduire la circulation des camions dans Paris et sa banlieue.
Le Conseil de Paris a donné son feu vert lundi à un projet ambitieux: remettre sur l'eau ces fameuses navettes fluviales lancées à titre expérimental en juin 2008 entre Paris et Maisons-Alfort (Val-de-Marne), mais qui n'avait pas marché car les bateaux ne voguaient pas plus loin que la gare d'Austerlitz et transportaient en moyenne seulement 7 voyageurs pour 76 places.
Ce projet comprend 31 escales dont une quinzaine dans Paris et s'étend à 13 communes, a souligné lundi Annick Lepetit, adjointe PS chargée des transports.
Le vote du Conseil de Paris a ainsi relancé le projet qui commencera par une phase de concertation menée par le Stif (syndicat des transports d'IDF) en janvier et février 2012, avant de rédiger un cahier des charges et lancer la délégation de service public (DSP). Un délégataire sera désigné à l'été 2012 pour une mise en service de Voguéo pas avant fin
Au nom de l'UMP, Laurence Douvin a relevé que le financement du projet estimé à 25 millions d'euros n'est assuré par le Stif qu'à hauteur de 10 MEUR ce qui démontre de la part du Stif une certaine réserve, a-t-elle critiqué, rappelant que la fréquence des navettes va au mieux de 15 minutes en semaine à 30 minutes le week-end, avec une vitesse maximale limitée sur
Elle a demandé que soit étudiée la possibilité d'utiliser des bateaux électriques avec un système de recharge sur les quais de Seine comme c'est le cas sur la chaussée pour Autolib'.
La maire du VIIe, Rachida Dati, a elle jugé le projet hasardeux: Il ne palliera pas la fermeture des voies sur berge à la circulation automobile, a affirmé l'élue dont l'arrondissement sera touché par la fermeture aux voitures des voies sur berges sur une longueur de 2,5kms.
Une autre élue, Edith Cuignache-Gallois (NC), a proposé la création de VoguéoFret pour développer le transport de marchandises sur la Seine , ce qui permettrait de réduire la circulation des camions dans Paris et sa banlieue.
samedi 8 octobre 2011
mardi 27 septembre 2011
Vu dans la presse : "Règlements de comptes au sein de la droite parisienne"
Sophie de Ravinel pour Le Figaro, 26 septembre 2011
jeudi 10 mars 2011
Lettre d'Edith Cuignache-Gallois de mars 2011
mardi 15 février 2011
Intervention au Conseil de Paris sur les voies sur berges.
Séance des 7 et 8 février 2011
Monsieur le Maire,
71% des parisiens seraient favorables à un réaménagement des voies sur berges. C’est le résultat du sondage que vous avez commandé.
Pour tout vous dire, nous aussi , au groupe Centre et Indépendant en aurions nous fait partie…si nous n’étions pas bien informés des modalités de votre projet et surtout de ses conséquences. Car c’est vrai, à priori, l’idée de réaménagement de la Seine, qui pourrait être contre ?
Seulement, dans ce même sondage, on note précisément que 57% ont justement le sentiment d’être mal informés. C'est-à-dire que le panel des 1401 personnes qui ont été interrogées par téléphone s’est prononcé sur un projet qu’il ne connaît pas.
Bien sur qu’on ne peut qu’être pour plus de bonheur,plus de plaisir, plus de beauté, moins de bagnoles, plus de petits canards, plus de poissons rouges, moins de pluie, moins de froid, plus de soleil, plus de promenades, moins de stress, plus de rêve, moins de crise, moins d’emmerdes….
Mais ,le Maire d’une ville monde est il la pour offrir plus de rêve ? Ou plus de réalisme ?
Une ville se dessine t- elle avec des crayons de couleurs ? Ou avec pragmatisme ?
Le rôle d’un Politique est il de faire rêver ?
Ou d’accompagner ses concitoyens dans leur vie au quotidien ? et de préparer l’avenir de la cité ?
samedi 27 novembre 2010
La lettre d'Edith Cuignache-Gallois n°6 de novembre 2010
Les actus du Nouveau Centre, du Conseil de paris, du Conseil régional et du XIII°.
Massena-Bruneseau
Retour de Taïwan avec Yves POZZO di BORGO
mercredi 27 octobre 2010
La Lettre d'Edith Cuignache-Gallois d'octobre 2010
lundi 27 septembre 2010
Les centristes choqués par les dépenses de personnel de la ville
Les magistrats font état de plusieurs « irrégularités ». Ils pointent notamment l’inflation des hauts salaires et les emplois de collaborateurs au cabinet du maire. « Il y a là une série de dysfonctionnements, peut-être même de dérapages. Ce qui me choque c’est cet état d’esprit général qui semble régner à la mairie de Paris. Tous ces salaires hors échelle « E » (Ndlr : 150. 000 euros nets par an) ! Très peu de hauts fonctionnaires de l’Etat ont ces indemnités. La mairie de Paris, elle, semble distribuer ces postes comme des bonbons. Sans parler de ces 177 chargés de mission embauchés sans en avoir référé au conseil de Paris », soupire Yves POZZO di BORGO L’élu du VIIe s’interroge sur les suites judiciaires à donner à ce rapport. «Je vais saisir le président de la Chambre Régionale des Comptes», annonce le sénateur.
vendredi 17 septembre 2010
La Lettre d'Edith Cuignache-Gallois de septembre 2010 !
Retrouvez l'édito, les actualités, les infos du Conseil régional,Le dossier sur les voies sur berges, le Nouveau centre, pivot de la reconquête de la Capitale, Femmes au centre etc...
mercredi 9 juin 2010
Oui au vélo comme philosophie, non au vélo comme idéologie
Favorable à ce plan et au « réflexe vélo » proposé par le Maire de Paris, Edith CUIGNACHE-GALLOIS s’est néanmoins opposée à la stratégie des Verts qui « souhaitent faire du vélo le principal moyen de déplacement individuel à Paris ». Pour l’élu centriste du 13e arrondissement, « le vélo peut-être une philosophie, mais nous refusons qu’il soit une idéologie ».
Concernant la circulation des vélos en sens inverses des véhicules motorisés, le groupe Centre et Indépendants a rappelé que ce n’est possible en toute sécurité que dans les « zones 30 » où la limitation de vitesse est effectivement respectée. « Ces zones doivent rester limitées, poursuit Edith CUIGNACHE-GALLOIS, Paris ne doit en aucun cas devenir une vaste « zone 30 » comme le souhaite une partie de la majorité municipale. »
Les élus centristes de la capitale tiennent enfin à souligner que « le vélo reste un moyen de déplacement réservé aux privilégiés, aux parisiens aisés et en bonne santé, et qu’une politique du « tout vélo » handicaperait les familles, les artisans et les personnes fragiles à Paris ».
« Nous aimons le vélo, mais Paris ne doit pas devenir « boboland » », conclut Edith CUIGNACHE-GALLOIS.
mardi 11 mai 2010
[Conseil de Paris 10 et 11 mai 2010] Vœu Paris Métropole :
Il nous paraît impossible de dissocier le projet de piétonisation des voies sur berges d’une réflexion globale sur un plan de circulation au sein de la région Ile-de-France. On ne peut imaginer un tel projet sans tenir compte des réalités de circulation au niveau régional, sans intégrer les répercussions de ce projet sur le reste de l’Ile-de-France. Ce serait incohérent, alors que le futur plan de déplacement urbain régional doit être discuté.
Cette réflexion, Paris Métropole peut être le lieu pour la mener. Maintenant qu’elle existe, il faut la faire vivre.
L’élaboration d’un plan commun de circulation doit être le préalable logique à l’engagement dans un projet sur les voies sur berges.
Sans un accord de ce type, comment envisager qu’il y trouve sa cohérence ?
Monsieur le Maire, nous vous demandons que la mise en place d’un plan commun de circulation au sein de Paris Métropole soit la condition préalable au projet d’aménagement des voies sur berges.
[Conseil de Paris 10 et 11 mai 2010] Vœu sur la piétonisation des voies sur berges
Les voies sur berges sont un axe essentiel de circulation reliant l’ouest et l’est de Paris. En bloquant leur accès, c’est donc à une grande partie de la population francilienne que l’on refuse l’entrée dans la capitale. Car, ces voies sur berges, elles touchent directement des communes limitrophes, souvent très importantes, tant en nombre d’habitants qu’en termes économiques (Boulogne, Issy les Moulineaux, Ivry, Charenton). Beaucoup de parisiens y travaillent, nombreux sont aussi les franciliens qui les empruntent pour rejoindre la capitale.
Or, les possibilités de report sont bien trop limitées, le périphérique est saturé aux heures de pointe et la situation actuelle des transports en commun n’en permet même pas l’éventualité.
Voyez cette question des voies sur berges, elle ne concerne pas seulement les habitants du centre de Paris, mais aussi ceux de la petite couronne et même de l’ensemble du Grand Paris. Eux aussi doivent avoir leur mot à dire.
La possibilité de poster des commentaires sur « paris.fr » n’offre pas les moyens de dialogue et d’expression satisfaisants.
Au regard de l’enjeu, nous souhaitons qu’une votation citoyenne sur le sujet soit organisée par les communes concernées et que son résultat conditionne l’engagement du maire dans le projet d’aménagement des voies sur berges.
En tant qu’apôtre de la démocratie participative et soutien au Grand Paris, c’est une demande que j’espère vous soutiendrez.
[Conseil de Paris 10 et 11 mai 2010] Vœu sur le réaménagement du boulevard Saint-Marcel :
Aujourd’hui, 15 mois plus tard, la sécurité de circulation sur ce boulevard est toujours aussi problématique.
Mon vœu est donc un « droit de suite ». J’aimerais savoir si vous êtes en mesure de nous présenter des propositions concrètes de réaménagement du boulevard Saint-Marcel.
mercredi 21 avril 2010
Lettre du G12 d'avril 2010
lundi 19 avril 2010
Jérôme Dubus rejoint le Nouveau Centre
Commentant sa décision pour LeMonde.fr, Jérôme DUBUS explique que « les résultats des régionales ont apporté la preuve que la droite a besoin d'une réserve de voix au second tour pour remporter l'élection. En 2010, la droite unie a largement reculé par rapport à 2004, année où l'UDF et l'UMP étaient partis en campagne séparées au premier tour. »
Le groupe d’opposition Centre et Indépendants, qui regroupe les élus centristes et libéraux de la capitale, est désormais fort de 12 membres et consolide ainsi son statut de troisième force politique parisienne, devant les Verts et les communistes.
lundi 12 avril 2010
vendredi 9 avril 2010
Lynda Asmani et Eric Hélard rejoignent le Nouveau Centre
Conseillère de Paris, élue du Xe arrondissement, Lynda ASMANI, 36 ans, quitte l’UMP pour « répondre à l’appel d’Hervé MORIN visant à faire du Nouveau Centre une nouvelle UDF rassemblant les centristes et les libéraux ». Ancienne militante du Parti républicain et de Démocratie Libérale, Lynda ASMANI siégera donc désormais au sein du groupe Centre et Indépendants du Conseil de Paris présidé par le sénateur Yves POZZO di BORGO qui se réjouit de ce renfort qui « conforte la présence du Nouveau Centre dans les arrondissements de l’Est parisien ».
Membre de la section des affaires sociales du Conseil économique, social et environnemental, Lynda ASMANI entend également apporter son concours au Nouveau Centre dans le domaine des droits de l’enfant. Elle assistera dès demain matin, samedi 10 avril, au Conseil national du Nouveau Centre qui se réunit à Paris.
Autre arrivée parisienne très symbolique de la reconstruction d’un pôle centriste et libéral fort, celle d’Eric HELARD, 48 ans, Conseiller de Paris et élu du XVIe arrondissement qui vient également de rejoindre le groupe Centre et Indépendants. Cet ancien membre du bureau exécutif de l’UDF de 1998 à 2002 a par ailleurs été membre du Conseil des fondateurs de l’UMP. Il est actuellement le délégué général de la Convention Démocrate (ex Clubs Perspectives et réalités), présidée par Hervé de CHARETTE qui avait annoncé il y peu de temps son adhésion au Nouveau Centre.
Pour Eric HELARD, « les élections régionales ont démontré que l’existence d’un centre droit autonome manquait cruellement à la majorité présidentielle, d’où la nécessité pour les centristes de se retrouver et de travailler efficacement à cet objectif ».
vendredi 12 février 2010
[Conseil de Paris] Question d'actualité de Christian Saint-Etienne: Autolib'
La fin de l’appel d’offre pour Autolib' est prévue pour la fin du mois de février.
Permettez moi de faire un bref panorama de ce projet, je suis sur qu’il sera très éclairant pour nos collègues.
Juste quelques chiffres, parce que cela est nécessaire pour bien en prendre la mesure :
-35 M €, c’est ce que la ville va engager, au minimum (on connaît les dépassements dans ce genre de projet).
-2 000 Autolib' dans Paris intra muros : c'est-à-dire 700 stations qui vont supprimer au bas mot plus de 2000 places de stationnement.
-Le prix unitaire d’un véhicule ? 30 000 €
-Le coût pour l’usager : un abonnement de 15 à 20 € par mois auquel s’ajoute 5 € la demie heure d’utilisation.
Le décor est planté !
Quand on lance un projet aussi coûteux, le bon sens c’est de l’examiner à l’aune de l’expérience. Vélib', par exemple. Et là qu’observe-t-on ?
La totalité du parc de vélib' a dû être renouvelée pour vol ou vandalisme (à 450 € le vélib, cela a représenté un surcoût de 8,5 M €). Je vous laisse imaginer les conséquences financières faramineuses appliquées à Autolib' !
Quant aux problèmes de sécurité, là aussi ils semblent avoir été sous-évalués.
Le vandalisme bien sûr, on l’a vu, le risque est bien réel. Mais avant tout, les dangers sur la sécurité routière (la conduite sans permis, la conduite en état d’ébriété). Le risque c’est de voir ces autolib's se transformer en auto-tamponneuses en libre-service !
Alors, vous allez me dire que le cahier des charges les prévoit et que ce sera aux opérateurs de faire en sorte de s’y conformer. Mais véritablement qui pourraient respecter de telles exigences ?
En réclamant une caution à la hauteur des risques ? Elle serait d’un prix extravagant ! Demander au médiateur de la ville toutes les réclamations pour non restitution de caution qu’il a reçu rien qu’avec vélib' (elles ont doublé en un an) ! Non ce n’est pas une solution.
En mettant un agent de contrôle en continu à chacune des 700 stations ? Là encore c’est impossible !
En réalité, c’est le système autolib lui-même qui n’est pas viable : financièrement d’abord, en raison des contraintes qu’il impose –ou alors la mairie devra mettre à nouveau la main à la poche. Sur le plan de la sécurité ensuite. Mais surtout dans son utilité. Car, c’est un projet bien trop segmentant et discriminant : il exclut d’emblée les personnes sans permis, les personnes qui ne sont pas en état de conduire, les personnes à mobilité réduite…C’est le contraire d’un objectif social.
Ce que les parisiens attendent c’est un véritable service pour se déplacer dans la capitale. Et ce service qui bénéficierait à tout le monde, ce sont les taxis, qui ont une mission de transport public, qui pourraient le fournir.
Voilà où aurait dû se porter votre réflexion : sur la situation et l’enjeu des taxis à Paris. Au lieu de cela, vous semblez gagné par la tentation d’un coup électoral, quitte à ce que les parisiens en payent les frais ensuite.
On peut toujours accepter de se tromper tant qu’il n’y a pas tromperie.
Alors, ma question, Monsieur le Maire, est celle-ci : peut-on encore se regarder en face dans les reflets d’un miroir aux alouettes ?






